Communiqué de l’association de parents de l’école Leverrier
membre du collectif « onestpasdessardines »
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Marseille, le 29 mars 2012
L’augmentation du nombre d’enfants par classe a été confirmée par le CDEN, mercredi 21 mars. Il est désormais compris entre 26 et 27,5 enfants en école élémentaire et 29,5 et 31 en école maternelle pour les écoles hors zep. Pour les zep, les augmentations existent aussi !
Ces nombres sont des moyennes, pas des maximas !
Fermeture de classe ou pas, le nombre d’enfant par classe devient trop important pour obtenir une éducation qui prenne en compte le rythme de chacun et l’expérience de la vie collective.
Cela vient s’ajouter à la pression au rendement mis sur les enfants par les évaluations continues qu’instituera le livret personnel de compétence (LPC) à la rentrée prochaine, à travers son livret numérique scolaire, rattaché à l’identifiant national de l’élève (INE et Base élèves).
Il s’agit d’obliger chaque enfant à s’adapter aux progressions préétablies, ainsi qu’à la course compétitive aux savoirs ! Rejet des individus au calibre non conforme. Soit techniquement par les résultats d’évaluation, soit psychologiquement, par dévalorisation et marquage à long terme dans le répertoire nationale de l’identifiant de l’élève (RNIE).
C’est à la fois le projet éducatif (parents, citoyens) et la pratique pédagogique (enseignantEs) qui sont à repenser.
Une action éducative efficace, prenant en compte chaque individu et le collectif dont il fait parti, nécessite un climat sécurisant affectivement et la prise en compte de chacun dans sa progression personnelle de vie au sein d’un collectif de personne.
L’association FCPE Leverrier, membre du collectif « onestpasdessardines », demande pour l’école élémentaire et maternelle
- que soit établie, avant toute chose, la garantie d’un maximum d’enfants de 25 par classe, 22 en ZEP, et non une moyenne, et ce, pour toutes les écoles ! Et pourquoi pas moins encore !
- que les évaluations nationales mais aussi la logique d’évaluation continue, de progression identique pour touTEs soient abandonnées. (le LPC, le RNIE…), permettant aux pédagogies actives de se libérer.
- Que la question de l’éducation dans des collectifs multiages soit reposée. Sans chercher à la généraliser, cette pratique est cependant rendu impossible en raison de la formation des enseignants et des directives hiérarchiques ( évaluations compétences pratique pédagogique…)
- que des écoles à taille humaine – 5 ou 6 classes – soient établies. Cela peut se faire en partie sur l’existant, en partageant les grosses écoles actuelles.
- Que la coéducation, la relation parents enseignantEs école, se construise réellement.
- Que l’aide spécialisée (Rased) soit reconsidérée en prenant en compte ces changements…
Aux pouvoirs publics (mairie, état…) de faire en sorte que cela se fasse !
Aux parents aux enseiganntEs d’accepter de repenser et de recréer l’école !
Des questions de moyens certes mais aussi des questions de projet éducatif et de pratique pédagogique !
CDEN : Conseil départemental de l’éducation nationale. Sa voix est consultative, il est compétent notamment pour donner son avis sur la carte scolaire notamment.
RNIE, LPC, BE, INE http://retraitbaseeleves.wordpress.com, CNRBE Collectif National de Résistance à Base Elèves



